
L’AMF vient de publier ce mardi un guide pour rendre les documents d’informations clés plus lisibles.
Le DIC porte pourtant bien son nom : il doit aider l’épargnant à comprendre les principales caractéristiques d’un placement.
Encore faut-il que l’information soit accessible une fois sur la page.
Le document sous les yeux, le malentendu reste possible
L’étude mobilisée par l’AMF portait sur 50 investisseurs non experts et plusieurs DIC de fonds d’actions.
Leurs retours font ressortir des documents peu attractifs, techniques et difficiles d’accès pour les épargnants débutants.
Lors du quiz, 26 participants sur 49 ont considéré le scénario intermédiaire comme le plus probable. Or, aucun des scénarios présentés ne devait être interprété comme tel.
Ils pouvaient pourtant consulter les documents pour répondre.
Ce résultat, issu d’une étude qualitative, ne représente pas tous les épargnants. Mais il illustre une difficulté concrète : retrouver une information et en comprendre le sens sont deux étapes différentes.
Ce que l’AMF propose concrètement
Le guide va jusqu’aux choix de rédaction et de mise en page :
Présenter les objectifs du produit et ses principaux mécanismes en premier.
Définir les termes difficiles dans le DIC, même lorsqu’un glossaire est accessible ailleurs.
Garder un vocabulaire constant pour une même notion.
Nommer l’indice et expliquer son rôle dans la gestion du fonds.
Aérer la présentation et limiter les paragraphes à 600 signes dans la rubrique décrivant le produit.
Ces préconisations restent à l’appréciation des concepteurs, dans le cadre européen existant.
Pourquoi notre cerveau apprécie ces repères
En pédagogie, une notion permet d’éclairer ces choix : la charge cognitive.
Quand on découvre un sujet, on utilise sa mémoire de travail pour garder les informations en tête et les mettre en relation.
Sa capacité à traiter des éléments nouveaux est limitée.
Deux efforts peuvent alors se cumuler :
Le premier vient du sujet lui-même : comprendre les caractéristiques d’un placement et leurs relations demande du travail.
Le second vient de la présentation : chercher la définition d’un mot, retrouver une précision plus loin et reconstruire le lien entre deux passages.
Cet effort supplémentaire mobilise lui aussi des ressources.
Les connaissances déjà acquises font une grande différence.
Un professionnel reconnaît des ensembles familiers.
Un débutant doit encore assembler les éléments.
La forme fait partie de l’explication
C’est l’un des apports de la théorie de la charge cognitive : regarder aussi l’effort imposé par le support, au-delà de la difficulté du sujet.
Cette conviction guide notre travail chez Wizify : la façon de présenter une information contribue à la faire comprendre.
Un titre qui donne un repère, un schéma qui montre une relation, une définition au bon endroit : ces choix font partie de la pédagogie.
Si vous n’avez pas encore réalisé votre formation DDA cette année, notre tronc réglementaire aborde le rôle du DIC et les autres documents d’information précontractuelle.
À bientôt,
L’équipe Wizify
Pour aller plus loin :
Le guide complet de l’AMF, notamment les préconisations pages 8 à 12 et les résultats du quiz page 25.